Affichage des articles dont le libellé est Innovation. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Innovation. Afficher tous les articles

30 mai 2016

Avec David Abiker "C'est arrivé cette semaine" sur Europe 1





Samedi dernier, j’étais interviewé par David Abiker dans le cadre de son émission « C'est arrivé cette semaine ». Ce fut l’occasion pour moi de répondre à ses questions sur des thèmes aussi divers que l'emploi en France ou la baisse de l’investissement étranger sur notre territoire, mais aussi et surtout de mettre en avant les atouts français pour relancer la croissance.


J’ai cette conviction chevillée au corps qu’il est temps de reformer notre pays en profondeur, que la majeure partie des français sont prêts à cela, pour peu que nous sachions expliquer les raisons rendant ces transformations inéluctables.


Les atouts de la France sont en effet nombreux : qualité de l’enseignement, force de notre R&D, de nos dispositifs de soutien à l’innovation (Crédit Impôt Recherche notamment), écosystème des "startup", infrastructure, qualité de vie, etc. Mais pour réussir et générer de belles vitrines au rayonnement international, il convient de nous doter d’un cadre social et fiscal plus approprié. C’est à ce prix que nous pourrons attirer plus de talents et les sièges sociaux internationaux, éviter la fuite des capitaux et développer de nouveaux potentiels.

Avec Alain Roumilhac, co-auteur du livre que nous venons de publier chez Eyrolles, "Terres Nouvelles, Droit Devant", nous abordons ces sujets, notamment le lien entre la digitalisation des entreprises et de la société toute entière et les conséquences sur l'emploi et les compétences.



Un gros chantier nous attend mais c’est cela même qui est motivant. Pour écouter ou réécouter mon intervention, ci-dessous le posdcast de l’émission ou vous pouvez m'entendre à partir de 9m54 :






30 mars 2016

La Promo Start-Up 2016 de Hewlett Packard Enterprise France dans les starting-blocks !

Le 23 mars dernier a eu lieu le lancement de la toute nouvelle "Promo Start-up 2016 HPE"- deuxième édition du Programme HPE Start-Up lancé en novembre 2014, à la Galerie de Pierre (8e).

Ce lancement fut une véritable réussite avec 62 personnes présentes dont 20 parrains/marraines du groupe HPE. A l’occasion de ce cocktail déjeunatoire, les start-ups de la Promo 2016 ont pu rencontrer leurs parrains/marraines mais également les start-ups de la Promo 2015 afin de partager leurs différentes expériences.

Le principe de cette "Promo Start-up" est d'accompagner une sélection de start-up en leur attribuant pendant une année un parrain, qui accompagnera ces jeunes pousses sur des problématiques techniques ou business.

Apporter autant que possible notre expérience, notre savoir-faire et notre soutien pour favoriser le développement de ces nouvelles entreprises est notre premier objectif. Nous voulons également contribuer au développement de l'emploi en France. Ce projet souligne l'engagement de notre entreprise en faveur de l'innovation et de l'entreprenariat. 

Notre jury a été particulièrement attentif aux critères suivants : le caractère innovant, la solidité de l'équipe, les référence de l'entreprise, son financement, sa stratégie de développement et l'importance de l'utilisation des technologies. 

De gauche à droite : Vijay Raghavan le créateur de Bluemint Labs, Vivien Garnès le CoFounder-Coo d'Upfluence et Christophe Fontaine d'Hewlett Packard Enterprise

L'an dernier, nous avons accompagné 22 start-up et bon nombre d'entre elles se sont vues pousser des ailes avec notre collaboration (Genymobile, Qarnot Computing, Pulpix, ... ). Nous ne sommes sans aucun doute pas la seule raison de leur succès, mais nous y avons certainement contribué. C'est très gratifiant. C'est donc tout naturellement que nous avons décidé de renouveler l'expérience en accompagnant  24 nouvelles pépites pour 2016.

Voici la liste de la promo de cette année, retenez bien ces noms vous allez en entendre parler ! 

Vous pouvez suivre l’actualité du programme HPE Start-up sur le nouveau blog dédié à l’innovation : http://milkshakevalley.com/












03 janvier 2016

Holographic reality from amazing young and talented engineers !


Today in my blog is something special. I should say someone special. David Fattal, a brilliant French engineer from Polytechnique (France) and Stanford (PhD) has launched a company called LEIA 3D with 2 other great leaders and engineers, Pierre-Emmanuel Evreux (also French and from Polytechnique, with an MS from NYU) and Zhen Peng (PhD). 

LEIA 3D is the pioneer of holographic reality. Interactive holographic technology makes possible to deliver collaborative 3D experience on any device in the world. The company is a spin-off of HP Labs and was launched in December 2013. LEIA is headquartered in Menlo Park, California. 

David Fattal
I know David for a long time now and I believe what his company is doing is going to revolutionize a lot of things we knew before. 

David has been recognized several times, in particular by the Faurre Prize (Polytechnique) and the MIT prize.

Let me share some materials here for you to know more about LEAI 3D :

Company information and links

A paper about LEIA 3D

Video CNN

Lien vers le blog





Je termine par cette vidéo. J'avais interviewé David à Paris en 2013. Voir ci-dessous :



29 novembre 2015

La 1Oème Edition des Etats de la France s'est déroulée le 18 Novembre dernier


Cette année se déroulait la 10ème édition des Etats de la France. Comme depuis quelques années maintenant, nous nous sommes retrouvés dans le magnifique amphithéâtre du Conseil Economique, Social et Environnemental. Ci-dessous, en voici quelques éléments de synthèse. Y figurent aussi les informations  nécessaires pour obtenir plus de details. J'ai eu le plaisir d'accueillir Emmanuel Macron, Axelle Lemaire et de présider la table ronde sur le numérique.
CONSERVER LE CAP, ACCELERER LE RYTHME, AMPLIFIER L'EFFORT

Matthias Fekl

A l’issue de la 10ème édition des Etats de la France qui s’est tenue mercredi 18 novembre au Conseil économique, social et environnemental, plus de 500 représentants de sociétés à capitaux étrangers installées en France ont fait part de leurs « Recommandations pour améliorer l’attractivité du site France ». Un « Manifeste des Etats de la France 2015 », signé par 100 Présidents de filiales françaises d’entreprises multinationales, a été publié ce même jour dans le quotidien Les Echos pour porter ces recommandations. Ont été dévoilés les résultats d’un sondage Ipsos / EY / Etats de la France réalisé auprès de 200 dirigeants sur leur perception de l’impact des réformes engagées en matière d’attractivité. Ci-dessous Matthias Fekl en introduction de cet événement.

Table ronde L’Embellie
Une table ronde
Cette 10ème édition a été ouverte par un message de solidarité de la communauté des entreprises étrangères avec la France dans l’épreuve qu’elle traverse depuis les tragiques événements du 13 novembre. Une minute de silence a été respectée en mémoire des victimes.
Muriel Pénicaud
Muriel Pénicaud
Quatre membres du gouvernement, vingt-cinq présidents de filiales françaises d’entreprises étrangères, le président du MEDEF, la directrice générale de Business France et plusieurs grands témoins, ont débattu de l’attractivité de la France devant 500 participants.
Gérald Karsenti
Gérald Karsenti
Au total, six tables-rondes ont abordé le thème de l’attractivité de la France sous différents angles :
  • L’attractivité de la France s’est-elle améliorée depuis un an ?
  • Comment nous inspirer des bonnes pratiques étrangères pour aller plus vite, plus loin, plus fort dans la réforme ?
  • Comment faire de la transition énergétique un facteur d’attractivité pour la France ?
  • Comment mieux valoriser l’atout « innovation » pour améliorer l’attractivité de la France ?
  • Comment faire en sorte que les investissements étrangers soient plus créateurs d’emplois ?
  • Comment faire de la révolution numérique un facteur d’attractivité de la France et attirer les talents de la nouvelle économie ?
Nous tenons une fois encore à remercier tous les intervenants et participants, ainsi que nos partenaires.
Rendez-vous l’année prochaine pour la 11ème édition des Etats de la France !
Emmanuel Macron
Emmanuel Macron

L'attractivité de la France selon les responsables de sociétés étrangères

Thierry Mandon
Thierry Mandon
Pour nourrir la réflexion, les Etats de la France en collaboration avec EY ont demandé à Ipsos de réaliser, pour la deuxième année consécutive, un sondage sur l’image de la France auprès des responsables de sociétés étrangères ayant plus de 250 salariés en France.
Le pays est-il jugé attractif pour les entreprises ? Les mesures prises vont-elles dans la bonne direction ? Sont-elles à la hauteur des enjeux ? Comment les perceptions ont-elles évolué depuis un an ?
À ces questions, l’enquête dévoilée le 18 novembre a apporté plusieurs éléments de réponse :
  • La perception globale de l’attractivité de la France progresse positivement et l’action du Gouvernement dans ce domaine est saluée ;
  • Les mesures prises depuis deux ans sont jugées comme allant dans le bon sens mais restent insuffisantes pour répondre aux attentes des entreprises étrangères ;
  • Bien que toujours dégradée, l’image de la France s’améliore auprès des sièges mondiaux.
Les recommandations prioritaires des Etats de la France 2015 
Axelle Lemaire
Axelle Lemaire
Les entreprises multinationales représentées aux Etats de la France ont présenté 7 mesures phares :
1. Installer de nouvelles règles de gouvernance pour améliorer l’attractivité de la France
2. Refonder le droit du travail pour favoriser la création d’emplois
3. Améliorer l’écosystème de l’innovation en rapprochant le monde de la recherche, de l’entreprise et de l’université et améliorer son financement et sa fiscalité
4. Faire de la numérisation de la société française un facteur d’attractivité pour la France en facilitant le développement des start-ups ainsi que leur alliance avec les grands groupes
5. Attirer les talents de la nouvelle économie pour renforcer l’attractivité de la France
6. Favoriser l’installation des quartiers généraux et des centres de décisions internationaux des multinationales
7. Mettre la transition énergétique au cœur de la politique d’attractivité de la France
Pierre Gattaz
Pierre Gattaz en clôture
propos des Etats de la France :
Fondés par Denis Zervudacki, Président de D.Z.A., les Etats de la France constituent le rendez-vous annuel des sociétés à capitaux étrangers pour qu’elles puissent, dans une approche résolument « francoptimiste », faire entendre leur voix sur la problématique de l’attractivité du site France. Ils ont pour objet de permettre aux multinationales de débattre des ressorts de l’attractivité de la France et de former leurs recommandations pour que notre pays soit mieux irrigué par les investisseurs étrangers. Pour cette 10ème édition, les Etats de la France étaient soutenus par plus de 70 grandes entreprises partenaires, dont 6 partenaires stratégiques : Accenture, Adecco, EY, Hewlett-Packard Enterprise, Roche et Siemens.   

02 novembre 2015

Lauréat 2015 du Prix IVY du Jeune Dirigeant de la Technologie : Gary Anssens de Alltricks.fr

Gary Anssens, Fondateur et CEO de Alltricks.fr remporte le Prix IVY
du Jeune Dirigeant de la Technologie 2015

J'ai participé à la 18ième session du prix IVY du jeune dirigeant de la technologie. Sous le présidence de Pierre Aussure, le jury a dû départager trois excellents candidats. Trois créateurs de startups qui auraient tous mérités de gagner ... mais à la fin, il n'en faut qu'un !!

Lien : le prix IVY du Jeune Dirigeant de la Technologie en images

Présentation des trois finalistes devant les membres du jury
La dix-huitième édition du Prix IVY du Jeune Dirigeant de la Technologie organisé par Pierre Aussure  est un très grand cru. Dès l’ouverture des délibérations, Alain Crozier - Président de Microsoft France tient à le préciser «  Ces trois candidats sont exceptionnels, ce sera difficile de les départager. A trente ans, ils ont déjà plusieurs vies derrière eux ! ».

Les trois finalistes sélectionnés cette année étaient :

·         Gary Anssens - 31 ans, fondateur et CEO de Alltricks.fr

·         Jean Canzoneri - 32 ans, Co-fondateur & CEO de Ogury

·         Loïc Soubeyrand - 29 ans, Co-fondateur &CEO de Teads.tv

Pierre Aussure et Gary Anssens le gagnant
Pour Gary, tout commence par une mauvaise chute de vélo. Grièvement blessé, il sera hospitalisé de nombreux mois sans savoir s’il pourra remarcher. Ses multiples fractures mettent un terme aux études supérieures qui se dessinaient après son bac et font de son ordinateur son meilleur compagnon. Ses ambitions professionnelles restées intactes, il n’en faut pas plus pour que Gary apprenne tout du e-commerce - au lit - et se lance dès la fin de sa rééducation dans l’aventure entrepreneuriale.
De 2004 à 2008, il monte successivement deux sites de e-commerce et découvre ainsi la gestion des stocks, la comptabilité…et les premiers bénéfices. En 2008, alors qu’il commence à remonter sur son vélo, c’est logiquement qu’il crée Alltricks.fr, un site dédié au commerce de pièces détachées de vélo. Son segment : le très haut-de-gamme, son crédo : l’expérience client. Inutile d’aller chasser sur les terres de Decathlon, la différence se fait sur trois critères :

-       le choix (plus de 50.000 références)
-       le prix
-       la spécialisation

Pour satisfaire le client, il ajoute en 2012 le Tricks’Lab, un réseau d’indépendants fédérés au service des clients dans la France entière.

Le succès est au rendez-vous. Avec une mise de départ de 3.000 euros, Alltricks vit en auto-financement pendant 4 ans et atteint 6 M€ de chiffres d’affaires. En 2012, Partech Ventures apporte 2 M€  qui leur permettent d’atteindre la taille critique et de diversifier l’offre (vélo complet, BMX, course à pied). Alltricks change alors de braquet. Pour accompagner sa croissance, l’entreprise déménage tous les ans et clôturera 2015 avec 115 collaborateurs et 42 M€.

Interrogé sur sa situation dans 10 ans, Gary Anssens répond : « Dans nos métiers, la projection à 3 ans n’est déjà pas simple. Je vise aujourd’hui l’international, la diversification vers d’autres sports dits cardio. Si je n’ai pas atteint mon seuil d’incompétence, je serai toujours là et mon entreprise pèsera 500 M€. »

 « Contrairement à ses deux compétiteurs, Gary s’est implanté sur un marché intemporel et il a su dépasser son complexe d’autodidacte en s’entourant de professionnels plus diplômés que lui quand il le fallait », ont déclaré deux membres du Jury.

Les nouvelles technologies au service de la petite reine. Est-ce ce qui a départagé ces candidats d’exception? C’est en tous cas l’histoire d’une mauvaise chute qui finit bien.

 Sous la présidence de Pierre Aussure, Président-Directeur Général de Ivy, le Jury était constitué de :

Bernadette Andrietti, Directeur Général Europe, Intel

Pierre Barnabé, Directeur Général, Bull

Pierre Bontemps, Président, Coriolis Telecom

Franck Bouétard, Président-Directeur Général France, Ericsson

Guy-Hubert Bourgeois, Président-Directeur Général, Beijaflore

Pierre Bruno, Vice President & General Manager Europe du Sud et Ouest, CSC

Philippe Cambriel, Président Europe, Méditerranée et CIS, Gemalto

Alain Crozier, Président France et VP International, Microsoft

Laurent Dechaux, Vice President ERP Western Europe

Gérald Karsenti, Président-Directeur Général France, Hewlett Packard France SAS

Thierry Petit, Directeur Général Comptes Globaux EMEA, Dell

Christian Poyau, Co-fondateur et Président-Directeur Général, Micropole

Jean-Pierre Remy, Président-Directeur Général, Solocal

Olivier Roussat, Président-Directeur Général, Bouygues Telecom

Nicolas Sekkaki, VP System & Technology Group Europe, IBM

Stéphane Thirion, Directeur Général France, Apple

A propos d’Ivy Executive Search

Pierre Aussure, Directeur Général (IEP Paris, ISA, Stanford), ancien de Texas Instruments et du Groupe Havas a créé IVY en 2002 après une dizaine d’années d’expérience dans la chasse de têtes. L’activité de IVY Executive Search se concentre sur l’approche directe de cadres dirigeants et d’administrateurs dans le secteur des technologies, des médias et des télécommunications.
 

26 octobre 2015

« Patrons, champions du changement » : le mouvement en faveur de l’innovation sociale et managériale lancé par le MEDEF

Lancement de l'initiative du MEDEF
"Patrons, champions du changement"
Je suis en compagnie des leaders présents
le jour du lancement
 
J'étais invité à participer Jeudi 22 Octobre au lancement du mouvement "Patrons, champions du changement", lance par le MEDEF (Pierre Gattaz).
 
50 premiers dirigeants d’entreprises de toutes tailles (de la TPE au grand groupe) et des représentants d’organisations patronales (Medef territoriaux et fédérations professionnelles) ont participé ce matin autour de Pierre Gattaz au lancement du mouvement des « Patrons, champions du changement ».
 
Ce mouvement créé à l’initiative du Medef vise à faire de l’innovation sociale et managériale un levier de performance durable pour l’entreprise. Engageante mais non contraignante, cette dynamique s’appuie sur la capacité d’influence des dirigeants à faire bouger les choses au sein de leur entreprise mais aussi au sein de leur écosystème.
Avec la mixité femme-homme comme premier axe de travail, l’objectif de ce mouvement est de développer la présence des femmes dans le paysage économique français et faire en sorte qu’elles accèdent à plus de responsabilités visibles. La méthode retenue est celle de l’engagement volontaire de chacun et repose sur la capacité à convaincre ses pairs.
Pour Pierre Gattaz, président du Medef : « il y a urgence à actionner l’ensemble des leviers pouvant améliorer la compétitivité de notre pays. L’innovation n’est pas uniquement  technique ou technologique, elle s’appuie aussi sur des pratiques managériales renouvelées parmi lesquelles la gestion de la mixité entre les femmes et les hommes qui doit devenir un vraie priorité ».
 
Les liens :
 
 
 
 

18 octobre 2015

Un événement pour les startups avec l'IE Business School à Paris le 16 Octobre

Le 16 Octobre, je suis intervenu en conclusion de "l'IE Venture Day Francophone".

De quoi s'agit ?

Les Venture Days de l’IE Business School sont des compétitions internationales où les meilleurs projets sont présentés à une audience composée d’investisseurs locaux et internationaux.  Elles se déroulent chaque année dans une quinzaine de villes dans le monde, et ont déjà permis à des startups de lever plusieurs millions d'euros et de bénéficier d'une importante visibilité auprès d'acteurs influents.
Objectif:

Faire émerger et aider au développement des projets d’entreprises francophones innovantes dans les domaines d’application du Big Data et des objets connectés. Plus de 80 pays sont membres de la Francophonie, représentants un marché de plus de 270 millions de personnes.

Mes messages
- J'ai eu l'occasion de voir 4 des 12 compétiteurs. Des projets de très grande qualité.
- Je salue l'initiative de regarder des projets venant de plusieurs pays francophones.
- J'insiste sur la chance que nous avons de vivre une période de profonde mutation. Le digital est en train de modifier notre société en profondeur et oblige les entreprises à se réinventer. Les startups innovent et changent la donne, mais de plus elles incitent les grandes et les plus petites entreprises à bouger au risque pour elles de disparaitre.
Un très bel événement au final, plein d'énergie. Ci-dessous le lien :

20 juillet 2015

Patron, manager, leader ... et demain ? Quel est votre avis ?



On me demande souvent lors de mes conférences ou lors de mes interventions à HEC Paris, ce qu'est la différence entre le management et le leadership. 

Vaste question en réalité. Un peu d'étymologie pour commencer. Chose curieuse, le verbe "to manage" et le nom "management" proviennent du vieux français. Et même d'un très vieux, puisqu'il faut remonter au XVième siècle et au verbe "mesnager" signifiant "tenir en main les rênes d'un cheval". Cela a du sens bien sûr. Le manager est là en premier lieu pour mettre tout sous sa coupe. La maitrise est l'essentiel de son job. Tout doit être sous contrôle. Voilà comment le mot qui caractérise le management est lâché : contrôle. C'est pourquoi on dit "c'est sous contrôle" ou "il n'est plus trop sous contrôle en ce moment". Ces expressions prennent tout leur sens. "Mesnager" vient lui-même d'un verbe italien "maneggiare" ... et au bout du compte il y a un lien avec la main ("mano"). Avoir la main sur ... Garder la main sur ... avoir tout ou tout le monde sous sa main ... Tels sont les rôles des managers. En décomposant le mot "management", on pense à "mano" et à "agere" (pour le verbe "agir". L'action est incontournable et la main est le guide. La main de l'action en quelque sorte ! Le manager s'inscrit donc dans l'action, mais avant et surtout dans la gestion, dans la conduite des opérations pour le bien de l'entité qu'il dirige et des salariés qui la composent. Le leadership a pour sa part à voir avec le verbe anglais "to lead" (mener). Le leader agit dans la vitesse, il est dans le mouvement perpétuel et parvient aisément à inspirer ses "suiveurs" (followers). Il cherche en permanence à séduire et à convaincre. Le terme pour caractériser le leadership n'est bien sûr pas le "contrôle" mais le "changement". Le leader est d'abord "celui que l'on a envie de suivre". Et là tout est important. "Envie" signifie que c'est un élan. On a envie de suivre quelqu'un parce qu'il nous inspire et que l'on est fortement attiré par lui. 

Par les temps qui courent, une femme ou un homme apte à intégrer le changement permanent comme une donnée de fait a plus de chance de réussir. Il ne s'agit pas ou plus de s'adapter. Il ne s'agit pas uniquement de rester connecté, de donner l'illusion d'être dans le coup. Non, les mutations actuelles vont bien au-delà de tout cela. Aujourd'hui les GEN Y débarquent et sont dans l'entreprise depuis pas mal de temps. Du moins, pour certains. Ils ne vont pas prendre les rênes de tout, tout de suite, mais vont assurément changer la donne. Dans 5 ans, notre société sera méconnaissable et les entreprises auront également changé de physionomie. 

La GEN Y n'est pas née avec l'internet. Elle n'est pas "digital native" au sens où nous l'entendons. Mais c'est tout comme. Elle va modifier profondément la donne et entrainer les entreprises et leurs dirigeants à regarder tout, les clients, les processus, les outils, les marchés, les partenariats, tout ... avec un regard neuf, différent, au final salutaire. Dans le même temps, la GEN X et la GEN Baby Boomers se doivent de préparer les étapes suivantes en ne cherchant plus à se "répliquer". Ils doivent au contraire, prendre des risques et chercher à positionner des profils nouveaux, qui ne leur ressemblent pas, mais qui vont faire éclater les "statu quo" ! 

La société bouge, les entreprises bougent. Même les états d'esprit changent ... la culture d'entreprise doit s'adapter pour ne pas passer à côté du sujet.

Aujourd'hui on parle "agilité", "vélocité", "vitesse", "dialogue" et "échange". C'est autour de cela que les prochaines moutures de leaders doivent se concentrer. 

Vient donc la question suivante. Nous savons vers quoi le monde s'oriente, même si nous n'en maitrisons pas tous les développements. Le numérique va tout changer. Le rapport au temps et au travail, nos relations au travail, l'accès aux marchés, la construction des offres, etc. 

La question est donc : 
  • Après les managers qui ont gouverné pendant des décennies, avant et après la seconde guerre mondiale;
  • Après l'avènement du leadership;
  • Quelle sera la prochaine étape pour traduire au mieux la mutation en cours ? 
En d'autres termes :

To Manage >> Manager >> Management 
To lead >> Leader >> Leadership
To ... ?? 

Partageons nos idées et peut-être allons-nous définir ensemble le profil du futur dirigeant !! 
A vos plumes !!

09 juin 2015

Innovations : quel nouveau visage pour la France de demain ?

Je suis intervenu hier dans le cadre d'une table ronde organisée par "Génération Entreprise - entrepreneurs associés", avec Natacha Polony, journaliste bien connue (Europe1, Canal+, Le Figaro), Pascal Dalloz, Directeur Général Adjoint chez Dassult Systèmes et Christian Peugeot, directeur des affaires publiques et délégué aux affaires extérieurs de PSA Peugeot Citroën.

Site Génération Entreprise - Entrepreneurs associés

Le thème de la table ronde était : "L'innovation : clé du redressement économique français". Un thème qui m'est bien sûr très cher. 

Le sujet que j'ai abordé plus particulièrement était : "se réinventer à l'heure du digital : la révolution digitale transforme les business models des entreprises". Le sujet est d'actualité et bien entendu vital pour pour le futur de notre pays et des entreprises françaises.

Voici une synthèse de mon intervention : 

En quelques années, nous sommes passés de l'Octet au Digital. On ne parle plus de systèmes d'information traditionnels mais d'usine numérique, où comme pour la délivrance d'énergie électrique, nous allons vers un modèle de "catalogue de services". Aujourd'hui, personne ne cherche à savoir ce qu'il y a derrière une prise électrique à la maison lorsqu'il branche un appareil. Qu'il y ait au bout une centrale (électrique ou nucléaire) n'est pas notre souci, nous voulons un service 24h / 24, 7jours/7 et payer en fonction de ce que nous utilisons. Demain, il en sera de même avec l'informatique. Les clients veulent acheter des services et payer à la consommation. "Pay for use". Par exemple, vous dirigez une PME, vous avez 10 salariés, vous voulez que l'on adresse 10 bulletins de paie, fin de mois. Si vous en voulez 12, vous voulez voir votre facture ajustée en conséquence. C'est une confort absolu. C'est en même temps une révolution et un changement drastique. HP fonctionne déjà dans ce modèle pour les clients qui le souhaitent. Mais c'est le modèle où le marché va. Les implications de ce type de mouvements ne vont pas être neutres. Il y aura des conséquences sur divers points. 

On ne parle plus de technologie pour la technologie, mais d'usage. Ce que l'on peut faire des technologies acquises est bien plus important. C'est un changement majeur, y compris sur le plan des mentalités. 

McKinsey a publié en 2014 une étude "Accélérez la mutation digitale" montrant que la France est bien placée en matière de digitalisation pour le particulier, mais pas pour l'entreprise, où nous sommes mal classés. J'ai rajouté qu'à la maison nous sommes au 21ème siècle, avec les tablettes, smartphones, etc. mais dans l'entreprise ce n'est pas encore le cas, et le "bring your own devise" a sans doute aidé mais nous sommes loin de pouvoir réussir la convergence de toutes les technologies. Et là, sur ce sujet, nous sommes engagés dans une course contre la montre. Il faut dire que la mutation a été rapide. En moins de 30 ans, ce qui est très court, on a vu naitre l'ordinateur personnel, l'internet, les technologies objet, le Cloud, le Big data, les objets connectés, les réseaux évolués et ultra-performants, les réseaux sociaux. Sous peu, d'ici 2030, chaque mois, on connaitra le même niveau d'innovation que pour tout le 20ème siècle ! C'est un mouvement de fond. 

Les dirigeants prennent conscience de l'importance de cette mutation digitale mais très lentement. Il faut maintenant bouger plus vite. 

Il faut en même temps prendre conscience que la compétition semble parfois déséquilibrée. Les nouvelles sociétés qui émergent dans le monde, Uber, Alibaba, Airbnb, Booking.com, etc. transforment le monde des affaires et le rapport au monde mais sans posséder le capital lui-même. Amazon est un acteur de la distribution mais n'a aucun inventaire, Facebook est un leader média mais ne fabrique pas de contenu, Uber n'a aucun véhicule en propre etc. Les entreprises dites classiques doivent compenser en fait leur structure de coûts. Autrefois, posséder donnait de la valeur. Mais est-ce toujours le cas aujourd'hui ? Question intéressante. 

Il faut apprendre à travailler avec d'autres générations. L'inter-générationnel est en fait devenu un facteur critique de succès ou d'échec. 

Tout le monde a peur de se faire "Ubériser". C'est tellement fort qu'on en a fait une formule ! Dans le monde l'hôtellerie par exemple. D'un côté il y a Airbnb qui vient prendre aux acteurs en place des pans entiers de business et de l'autre Booking.com qui prend possession de la relation clients. Ne rien faire c'est aller assurément dans le mur. On peut signaler le plan stratégique bâti par le Groupe Accor qui me semble pertinent, solide et en ligne avec les attentes du marché. 

Les règles sont maintenant : désintermédiation, dématérialisation et immédiateté. 

En conclusion, j'ai indiqué que selon moi la mutation digitale stimulait la mutation sociétale qui est en cours, elle-même engendrant une mutation humaine sans précédent. Il faut revoir la façon dont nous préparons les futures générations de leaders. Le monde de l'éducation va devoir aussi se mettre au digital, les Moocs étant un bon exemple. Le leader de demain n'aura que peu de choses en commun avec ceux d'aujourd'hui. Nous sommes là aussi face à une évolution majeure, à venir. 

Des questions devront néanmoins être posées et traitées : quelles sont les limites de l'acceptable sur un plan éthique ? Quelles évolutions sociales à venir ? Futur du contrat de travail ? Transhumanisme et limites ? 

Au final, l'Etat a un rôle majeur à jouer sur ce plan, celui de mettre le curseur là où il doit être mis, sans transférer cette responsabilité au monde du privé, aux grandes multinationales en particulier. Cet effort est à mener sur un plan international. 

Nous sommes au coeur d'une révolution unique.